La catéchèse dans le préscolaire

Le CER, Centre d’Education Religieuse a bien investi jusqu’à nos jour dans les différents cycles scolaires, Sœur Wardé voit qu’il est temps maintenant de s’occuper du préscolaire. Pourquoi ? Quelle méthode suivra le CER et qui se chargera de cette formation qui s’avère être très importante pour l’enfant à cet âge ?
Sœur Wardé MAKSOUR répond à toutes ces questions.

Nous avons constaté que l’enfant est un tout. Lui dire qui est Dieu pour lui, dès le préscolaire, c’est l’aider à mieux saisir les notions préliminaires qui le prépare à mieux comprendre Dieu plus tard. L’enfant, de par son âge, ses facultés et l’ambiance scolaire dans laquelle il vit, à cet âge, est capable  de saisir les bases de son éducation religieuse future, d’où la nécessité de le faire désirer Dieu dès le bas âge.  Il s’agit donc de créer un pont  entre l’enfant et Dieu pour faire jaillir ce désir en lui. Créer une attente chez l’enfant qui le laisse désirer Dieu et apprendre à l’écouter.

Une méthode adaptée par le CER

Ainsi le CER,  grâce à  une collaboration  avec   sœur Pascale Azar,  a réussi à entrer en contact  avec Notre Dame de Vie,  basée en France, pour l’aider à mettre en route une méthode déjà expérimentée et qui a fait ses preuves.
Il s’agit de former d’abord les institutrices du préscolaire afin qu’elles prennent en charge la formation chrétienne de leurs élèves. Qui est mieux,  que celle qui se tient toute la journée devant et avec ses petits, pour leur inculquer, avec les notions préliminaires de la lecture et de l’écriture, les premiers éveils des sens et la découverte de l’environnement, la beauté de la nature et son lien avec Dieu, afin de le louer. Comment Dieu se donne et se  reçoit, et enfin, faire susciter chez l’enfant  une attitude de prière et de louange.

Session de formation

Une session de formation, au départ, a été prévue et une programmation  s’étendant sur quatre ans. Comprenant toute  une progression  en fonction de l’âge de l’enfant de 3 à 6 ans
Quelques difficultés, cependant, ont été éprouvées.  C’est évident. Pour toute nouvelle initiative il faut tenir compte de quelques obstacles.  Le matériel qu’il fallait fabriquer, les fiches à mettre à la disposition des enseignantes, la  langue, tout cela demandait un effort spécial. Il fallait les prévoir et les mettre en route.
La grande question était : Faut-il faire cet enseignement en français ou en arabe ?
Il fallait multiplier les  figurines qui accompagnent la méthode de base, apportées par les initiatrices,  Cela a demandé, pour être à jour aux débuts des classes, une contribution collective pour les découpages. Heureusement que les scholastiques étaient disponibles.



Dans un pays interculturel quelle langue choisir ?

Il fallait aussi traduire les fiches en arabe. Pourquoi en arabe ? Surtout que certaines préféraient que ce soit en français. Ce qui aurait été plus facile à réaliser. Partant de plusieurs critères, sœur  Wardé  tenait à ce que l’éducation de la foi se fasse en arabe : Le milieu dans lequel l’enfant se meut,  sa langue maternelle, la paroisse où toutes les prières se font en arabe, le contact avec l’islam ambiant etc. tout cela prédisposait pour opter en faveur de la langue arabe. Ce qui fut fait.
Toute la progression est traduite en arabe ainsi que  les fiches.
Etant donné que l’acquisition de tout le matériel revient chère,  toutes nos écoles n’ont pas pu, dès la première année, adopter la méthode. Nous espérons, par la suite, qu’elle se généralise.
D’autres congrégations ont manifesté le désir de faire suivre cette formation par leurs enseignantes  ainsi que les catéchètes au Koweït  où nous avons, cette année, lancé des sessions de formation dans la paroisse grec catholique.

Propos recueillis par Sr Nadia Karaki